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Edouard Philippe a annoncé lundi soir un nouveau plan de lutte contre l’antisémitisme, qu’il qualifie de « bête immonde ». Pour ce faire, des mesures semblent être prévues dès 2018. Ce nouveau plan fait suite à celui instauré par Manuel Valls fin mai 2015. Avec un budget de 100 millions d'euros, Manuel Valls prévoyait la création d’une « unité nationale de lutte contre la haine sur Internet ».

Brigade de lutte contre la haine sur Internet : a-t-elle finalement été mise en place par le premier ministre ?

Avec un budget de 100 millions d’euros, le plan antiraciste et antisémitisme de Valls a bien été mis en place. Lors du discours de Edouard Philippe ce lundi soir, Manuel Valls a d’ailleurs largement été applaudi à ce sujet. Ce même type de plan est ainsi attendu pour la période courant de 2018 à 2020.

Un de ses objectifs sera de combattre l'antisémitisme sur internet, en particulier le déferlement de haine qui s'abat sur les réseaux sociaux, précise le premier ministre.

Ici aussi, l’ambition du Gouvernement est d’amener à avoir un impact fort sur les propos antisémites présents sur les réseaux sociaux. L’armada de community managers existants risquent ainsi d’être reconduits, et même renforcés. Edouard Philippe, pour appuyer ses propos, a pris divers exemples de faits déroulés ces dernières années. La tuerie en 2012 dans une école juive de Toulouse par Mohamed Merah et l'attaque contre l'Hyper Cacher en janvier 2015 en faisaient partie.

PHAROS

PHAROS (Plateforme d'Harmonisation, d'Analyse, de Recouvrement et d'Orientation des Signalements). Cette entitée regroupe en son sein la “brigade de lutte contre la haine sur Internet”.

Budget de 100 millions d’euros : que fait la brigade de lutte contre la haine sur internet ?

Selon les informations publiques, la brigade de lutte contre la haine possède plusieurs facettes :

  • La « cyberpatrouille », consistant à chercher sur le web les propos antisémites ou racistes. Des suites judiciaires peuvent être données.
  • La surveillance des réseaux sociaux : Facebook, Twitter et autres. Selon les commentaires illicites trouvés, réaliser des signalements ou avertissements aux plateformes. Des préconisations à ces dernières sont également effectuées.
  • La simplification des signalements. Permettant à n’importe quel internaute de signaler plus aisément les propos racistes.

Avec un budget sur deux ans de 100 millions d’euros, le Gouvernement espère ainsi endiguer la progression des actes racistes sur le web. Dans le même temps, les actes antisémites ont quant à eux accusé une baisse de 58,5% en 2016. Difficile quoi qu'il en soit à l'heure actuelle de juger de l'efficacité du projet à 100 millions d'euros instauré par Manuel Valls.

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Rider73
Invité
Rider73
La cyberpolice arrive lol