Smartphones

Les smartphones ont indéniablement pris une place importante dans la vie de chacun. Déjà en 2014, près de 77% des appareils mobiles étaient des smartphones.Pour 2017, il est estimé que 1,53 milliard de smartphones devraient se vendre. Un chiffre supérieur à celui de 2016, et qui devraient continuer d’augmenter dans les années suivantes.

Une utilisation qui se rapprocherait de la dépendance ?

Les smartphones servent aujourd’hui à bien plus que simplement téléphoner. Qu’il s’agisse d’envoyer des SMS, des e-mails, jouer, prendre des notes ou encore écouter de la musique et regarder des vidéos, les smartphones semblent permettre de faire à peu près tout ce que l’on veut. C’est bien évidemment cette polyvalence qui a conquis les utilisateurs.

Le syndrome Fomo : la peur de rater une information derrière l’addiction aux smartphones ?

En moyenne, les Français passent un peu plus d’une heure par jour sur leur smartphone. La dominance des usages est chez les 18-24 ans qui passent, en moyenne, 2h49 sur leur mobile. Il va de soit que cette durée est à répartir sur les divers usages, même si certains prédominent nettement, tel que l’accès aux réseaux sociaux.

Cet usage intensif est considéré par certains comme une addiction. Mais il faut souligner un autre phénomène. Il s’agit de ce que l’on nomme, depuis peu, le syndrome “Fomo”, acronyme de l’expression anglaise “Fear of missing out”, que l’on peut traduire par “peur de rater quelque chose”. Ce qui est souligné ici, c’est que la dépendance n’est peut-être pas tant liée aux smartphones eux-mêmes qu’à tout ce à quoi ils donnent accès. Les smartphones permettent de tout voir, tout savoir, à n’importe quel moment. Il y aurait ainsi une peur de passer à côté d’une information importante. Celle-ci peut se présenter dans un mail, un site d’information, ou plus simplement sur un réseau social. Le développement de pathologie et une forme d’évolution pour l’humain ?

Smartphones dans le métro

Les smartphones permettent de s'occuper dans les transports en commun.

Le smartphone : un moyen de s’occuper dans les moments d’attente

Ce syndrome assez nouveau et symptomatique de notre société n’est certainement pas le seul élément à prendre en compte. Les smartphones sont très utilisés dans des moments où il faut attendre. Ils permettent de s’occuper et de moins perdre son temps. Ces situations d’attente sont nombreuses. Qu’il s’agisse d’une salle d’attente, d’un arrêt de bus, d’attendre quelqu’un ou de tuer le temps dans les transports, les smartphones permettent de tuer l’ennui.

Cela est permis d’une part, par la petite taille de ces objets, et d’autre part, par l’accès à internet qu’ils offrent. Les offres mobiles actuelles mettent en avant des quantités de données mobiles, et non plus des durées d’appel ou des quantités de SMS disponibles. Par ailleurs, les offres mobiles sans engagement offrent de grandes quantités de données mobiles à moindre coût. En contrepartie, elles ne permettent cependant pas de profiter de tarifs avantageux pour changer de smartphone, au contraire des offres classiques.

C’est cet accès aux données mobiles qui fait qu’il est si facile de suivre l’information, écouter de la musique, jouer ou consulter ses mails. Ces activités, brèves, peuvent donc être pratiquées de façon régulière, dès qu’un temps de battement dans la journée le permet. Au-delà d’une simple addiction, il faut peut-être n’y voir qu’une évolution de la société en elle-même.

Les smartphones et leur influence sur la santé

Si l’on parle d’addiction, il est impossible de ne pas parler de santé de façon plus globale. L’une des premières choses à laquelle on peut penser, c’est leur influence sur le sommeil. Les smartphones émettent des ondes électromagnétiques, comme tous les appareils électroniques. Ces ondes, ainsi que la lumière bleue émise par les écrans, des appareils électroniques, peuvent perturber le sommeil. Or, de nombreuses personnes dorment avec leur smartphone à côté d’eux. Actuellement, seuls 39% des Français éteignent leur smartphone pour la nuit.

Smartphones et sommeil

Il est recommandé d'éteindre son smartphone ou de le mettre en mode avion pour dormir.

Mais si l’influence sur le sommeil peut varier d’un individu à l’autre, d’autres effets sont connus. Ainsi, un usage intensif peut provoquer des douleurs au pouce ou au poignet. Dans les cas les plus extrêmes, et ce ne sont pas les plus nombreux, le syndrome du canal carpien peut se développer. En plus de cela, des douleurs au cou ou aux épaules peuvent également survenir, selon les usages. Au coup si l’on penche trop la tête, aux épaules si l’on téléphone beaucoup.

Face à cela, l’usage du smartphone n’est, bien évidemment, pas à proscrire. Cependant, il est recommandé à chacun de tenter de le limiter afin de ne pas souffrir trop vite de rhumatisme, de crampes et autres douleurs plus pénibles.

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