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L'ONG Greenpeace, qui œuvre pour la protection de l'environnement, vient de publier son rapport sur l'impact environnemental des géants du web. Apple, Google et Facebook figurent ainsi parmi les entreprises IT les plus respectueuses de la planète.

Quel est l'impact des géants du Web sur la santé de notre planète ? On a tendance à l'oublier, mais les entreprises du secteur  du web consomment autant de ressources que toute autre grande boîte. Et ce même lorsqu'elles n'interviennent que sur la toile. En effet, les data centers (ou “centres de données”) des géants du web sont des infrasctructures particulièrement gourmandes en électricité. Cela nécessite la consommation massive de ressources énergétiques, ce qui impacte nécessairement la planète. Si cette consommation d'énergie est inévitable, les entreprises peuvent cependant réduire leur impact environnemental en préférant les énergies renouvelables aux énergies fossiles. En publiant chaque année un rapport évaluant ces politiques environnementales, Greenpeace entend pousser les géants du web à réduire leur impact sur l'environnement.

Internet consomme plus de 7% de l'électricité mondiale

Le rapport de Greenpeace ne se contente pas d'informer les consommateurs des politiques environnementales mises en place par les géants du web. Avec ce document, l'association espère faire émerger une véritable conscience écologique, tant chez les utilisateurs que chez les entreprises. Elle attire ainsi l'attention sur plusieurs chiffres particulièrement éclairants sur l'impact global de nos consommations médiatiques.

Le secteur des Technologies de l'information et de la communication (les TIC) consomme à lui seul 7% de l'électricité mondiale. Avec une augmentation constante du trafic internet à travers le monde, on ne peut que supposer que ce chiffre va continuer d'augmenter dans les années à venir. La transition énergétique aujourd'hui opérée par de nombreux pays doit alors nécessairement passer par des changements radicaux dans le choix et l'utilisation des différents types d'énergie par les géants du web :

« Si les datas centers et autres infrastructures digitales sont alimentées par des énergies 100% renouvelables, notre dépendance croissante à internet peut réellement accélérer la transition énergétique de notre économie. »

Apple obtient la meilleure note avec 83% d'énergies vertes

Pour la troisième fois consécutive, Apple obtient la meilleure note du classement de Greenpeace des géants du Web. La marque à la pomme utilise ainsi 83% d'énergies renouvelables pour son fonctionnement. Elle utilise en parallèle ainsi 9% d'énergies fossiles, à savoir 4% de gaz naturel et 5% de charbon. Son fonctionnement se base enfin sur une consommation de 5% d'énergie nucléaire. Apple obtient ainsi la première place du classement global, mais aussi du classement des services de messages (iMessage) et des plateformes musicales (iTunes).

Greenpeace attribue la première place à Apple en terme d'impact environnemental

Apple est le géant du web avec la meilleure empreinte énergétique.

Avec une note équivalente à celle d'Apple, on retrouve Facebook et Google. Cependant, ces deux géants du Web utilisent bien moins d'énergies propres qu'Apple, avec des proportions respectives de 67% et 56% d'énergies renouvelables de leur consommation énergétique. Google est ainsi celui qui consomme le plus d'énergies fossiles parmi les 3 premières entreprises du podium, avec une part de 14% de gaz naturel et de 15% de charbon dans ses consommations.

Un classement qui permet de mieux connaître l'impact de ses activités sur internet

Dans son rapport, Greenpeace classe les grands noms du web selon des notes comprises entre A et F et selon leur secteur d'activité. Il y a donc, en plus d'un classement global, un classement des services de streaming vidéo, de streaming audio, de messagerie instantanée, ou encore des réseaux sociaux et sites de e-commerce. Cela permet d'avoir un angle de vue plus précis, en comparant entre elles des entreprises aux activités similaires. À terme, cela peut même aider les consommateurs les plus sensibles aux enjeux environnementaux à faire leur choix entre divers prestataires de service.

Google se place juste derrière Apple avec % d'énergies renouvelables utilisées

Par exemple, il peut être utile de savoir que, en matière de streaming vidéo, seul Youtube parvient à décrocher un A avec 56% d'énergies renouvelables. De même, il peut être intéressant de savoir que Netflix n'utilise que 17% d'énergies renouvelables pour l'ensemble de ses services. Pour ce qui est du streaming musical, toutes les marques sauf iTunes ont une note inférieure ou égale à D. Cependant, il est toujours mieux d'utiliser Spotifiy que Soundcloud pour écouter de la musique.

L'enjeu des réseaux sociaux dans la transition énergétique

Enfin, il est particulièrement intéressant de connaître l'impact que peuvent avoir les principaux réseaux sociaux sur l’environnement. Sur les 3,81 milliards d'internautes qui peuplent notre planète, 2,91 milliards sont actifs sur les réseaux sociaux. Cela représente plus de 30% de la population mondiale. Parmi eux, 2 milliards ont un compte Facebook, 328 millions un compte Twitter, et 106 millions un compte LinkedIn.

En termes d'utilisation quotidienne, cela correspond à :

  • 1,28 milliards de connexions sur Facebook,
  • 500 millions de Tweets envoyés chaque jour,
  • 40,25 millions de connexions à LinkedIn.

On est donc heureux d'apprendre que Facebook utilise majoritairement des énergies renouvelables pour fournir ces connexions ! De son côté, Twitter s'est vu attribuer un F pour son empreinte énergétique globale. On ne peut qu'imaginer l'impact néfaste que peut avoir un réseau social aussi important chaque jour sur notre planète. Avec seulement 10% d'énergies renouvelables utilisées, Twitter est le plus mauvais élève du classement énergétiques des réseaux sociaux populaires.

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Emmanuel
Invité
Emmanuel
Sympa le site ! il me semble que vous suggérez : “Donnez votre opinion : commentez !” juste au dessus… Je repasse pour voir si vous aviez répondu à mon commentaire posté plus tôt dans la journée, pourquoi avez-vous supprimé ce dernier ? Il n’y avait aucune insulte ou propos déplacés. Juste vous vous foutez de l’avis des lecteurs si on ne va pas dans votre sens… C’est par ce genre de délicate attention que l’on comprend la place du lecteur, vous savez le visiteur unique qui vous permet de vivre en augmentant le taux d’affichage de vos publicités et vos statistiques auprès des annonceurs…
Emmanuel
Invité
Emmanuel
Greenpeace “Felicite”… je crois que l’on n’a pas du lire le même rapport de 60 pages alors… Au contraire, Greenpeace a critiqué les géants du high-tech pour n’avoir que des mesures de façade, comme le solaire sur leurs sièges sociaux et des énergies vertes pour leurs serveurs… mais Quid de la production mondiale de tous les gadgets dont ils inondent le marché et qui sont tous produits en Chine à partir d’une économie basée sur charbon… Quid de la course à la nouvelle version chaque année de tous leurs produits conduisant à l’obsolescence programmée… Quid des partenariats économiques avec des géants chinois (qui refusent de fournir des rapports sur leur politique énergétique parce qu’ils s’en moquent totalement) pour lancer des gammes de produits plus vite, tout en touchant le marché Asiatique… La notation obtenue par Apple est certes un “B+” chez les géants du high-tech, mais Greenpeace a décerné un “F” à Samsung, Oppo, Xiaomi et Amazon ou un “D” à Sony, LG, Google, Asus, Acer… Pour beaucoup d’entreprises, l’écologie n’est que de façade, le meilleur exemple est Amazon, qui est l’un des plus gros donateurs d’argent pour la cause environnementale et qui est très investit politiquement sur le sujet. Pourtant, cela ne l’empêche pas d’obtenir un “F” quand on gratte son modèle économique et que l’on constate son impact environnemental. Je ne vois pas du tout Greenpeace féliciter les géants du high-tech pour ma part, c’est peu facile de tirer cette conclusion, car cela revient à dire tout va bien dans le meilleur des mondes, on continu… alors que c’est tout l’inverse.