Téléphonie Mobile

Alors que la 5G est d’ores et déjà en service dans plusieurs pays du monde, la France n’en est encore qu’au stade des expérimentations. Pour accélérer le déploiement, le gouvernement vient de lancer la procédure d’attribution des fréquences. L’annonce officielle vient d’être faite par l’Arcep, qui précise également que ce lancement prend effet dès le 15 juillet. Les opérateurs français peuvent désormais se positionner afin de mettre en route leur propre service commercial. Pour assurer l’arrivée de la 5G dès 2020, le gouvernement a choisi de céder les premières fréquences à prix fixes. Les suivantes seront par contre mises aux enchères, à l’image de ce qui a été fait dans d’autres pays.

La mise en service de la 5G toujours prévue pour 2020 en France

Certains consommateurs européens peuvent d’ores et déjà profiter pleinement du réseau 5G, comme par exemple les Britanniques ou bien encore les Monégasques. La principauté de Monaco est d’ailleurs le tout premier pays proposant une couverture de ce nouveau réseau mobile sur l’intégralité de son territoire. Bien qu’elle ait été dépassée par d’autres pays, la France n’est pas en retard. Le gouvernement a en effet, depuis déjà quelques mois, fixé le lancement du service commercial à 2020. Si tout se passe comme prévu, cette date butoir devrait être respectée.

Afin de pouvoir tenir ses engagements, le gouvernement vient d’annoncer le début de l’attribution des fréquences 5G. Depuis le 15 juillet 2019, les opérateurs français peuvent ainsi se positionner. Les premières fréquences sont par ailleurs proposées à un prix fixe afin de pouvoir assurer un déploiement rapide. Selon l’Arcep, chaque opérateur devra en outre être en mesure de couvrir deux villes du pays avec ce nouveau réseau mobile, et ce avant la fin de l’année prochaine.

L'Arcep impose ses conditions pour assurer un déploiement 5G plus rapide

Afin d'assurer un déploiement rapide, l'Arcep impose différentes contraintes aux opérateurs.

Pour le reste des fréquences, des enchères seront mises en place. Les opérateurs devront ainsi être prêts à proposer plus que les autres pour les obtenir. À ce sujet, deux pays d’Europe se sont démarqués avec des sommes record : l’Italie et l’Allemagne. Les opérateurs allemands ont en effet dépensés 6,49 milliards d’euros afin de pouvoir déployer la 5G. Les Italiens détiennent, de leur côté, le record européen avec 6,55 milliards d’euros déboursés. Du côté de la France, les sommes devraient elles aussi être conséquentes. L’État s’attend en effet à récolter plusieurs milliards à la suite des enchères sur les fréquences. Pour rappel, la 4G avait engendré 2,5 milliards d’euros de dépenses pour les opérateurs français.

12 000 sites équipés en 5G d’ici 2025, l’objectif fixé par l’Arcep aux opérateurs

Le gouvernement français ne compte pas s’arrêter à seulement quelques villes du pays. À termes, les opérateurs devront être en mesure de couvrir plus de deux tiers de la population française en 5G. Pour cela, chacun d’entre eux devra équiper 12 000 sites avec cette cinquième génération de réseau mobile, et ce dès 2025.

En plus de la couverture 5G classique, les opérateurs de téléphonie devront être en mesure de proposer une alternative à tous les Français non-couverts par ce très haut débit. Afin d’y parvenir, le gouvernement impose la mise en place d’un service « type 5G ». Ce dernier devra mettre en avant un débit minimum de 240 Mb/s. Les ambitions ne s’arrêtent pas là pour la France puisque l’ensemble du territoire devra être couvert en 5G avant la fin 2030.

Les opérateurs français doivent penser à un réseau " type 5G "

Les opérateurs devront proposer une alternative pour tous les consommateurs non-couverts par la 5G.

Dans tous les cas, le gouvernement français ne veut pas reproduire les mêmes erreurs que pour la 4G. Ce réseau s’était en effet déployé tardivement, notamment à cause d’un manque d’investissements de la part des opérateurs. Concernant la 5G, les premières fréquences sont proposées à prix fixe afin d’éviter un retard trop conséquent. Ce tarif préférentiel est par contre soumis à une condition. Les opérateurs de téléphonie doivent s’engager à développer la 5G beaucoup plus rapidement que la 4G.

L’Arcep impose par ailleurs d’autres conditions aux opérateurs de téléphonie. Ces derniers doivent par exemple couvrir des territoires moins peuplés que d’autres. L’objectif est, à termes, de réduire la fracture numérique qui existe entre différents endroits du pays. Pour y parvenir, les opérateurs devront alors déployer des sites 5G dans près de 25% de zones considérées comme peu denses.

Orange, l’opérateur de téléphonie en tête du déploiement de la 5G

Bien que Bouygues Telecom soit resté à la tête du classement pendant quelques semaines, Orange vient de dépasser son concurrent. Au cours du mois de juin, l’opérateur historique est en effet parvenu à obtenir 96 nouvelles stations expérimentales 5G, contre seulement une pour l’ancien numéro un. Au total, la France compte désormais 208 infrastructures de ce genre.

Statistiques concernant les stations expérimentales 5G

Évolution des autorisations de stations expérimentales 5G en France.

De son côté, SFR vient d’annoncer avoir réussi un tout premier test sur un smartphone commercial 5G. L’objectif était de mesurer le débit proposé par ce nouveau réseau mobile. À l’aide d’un smartphone Xiaomi, les équipes de l’opérateur ont pu relever un débit descendant de 1,2 Gb/s. Outre une vitesse particulièrement conséquente, qui s’avère supérieure à celle de la fibre optique, les tests de SFR ont également mis en lumière que la 5G était particulièrement gourmande en data.

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Forfait SFR

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