Micro-antennes 4G : phase d’expérimentation par Orange et l’ANFR

Publié le 20 janvier 2017 à 17h54

Louis V.

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Face à une couverture réseau trop instable par endroit, l’Agence Nationale des Fréquences et Orange ont lancé une phase de test de petites antennes 4G. C’est la ville d’Annecy qui va tout d’abord bénéficier de cette expérience. Par la suite, le projet devrait se développer dans d’autres villes. L’ANFR prévoit de dresser le constat de ces expériences à l’issue du premier semestre.

Les “micro-antennes” : relais des “antennes macro”

La couverture réseau en France est actuellement assurée par des antennes dites « macro ». Si leur nombre est important, ces plusieurs dizaines de milliers d’antennes ne parviennent pas à assurer un réseau performant sur l’ensemble du territoire. À l’heure où la majorité des individus ont des smartphones, si le fait de ne pas accéder à la 4G ou la 3G est frustrant, ne pas parvenir à bénéficier du réseau 2G est un réel problème. Afin d’obtenir une couverture réseau plus performante, l’ANFR et Orange se sont donc associés à travers le projet des micro-antennes.

Le but de cette expérience est simple : tester la capacité des micro-antennes à suppléer les antennes principales. Afin de pallier les défaillances de la couverture 4G sur le territoire, l’Agence Nationale des Fréquences envisage d’utiliser le mobilier urbain. Les petites antennes 4G devraient effectivement, à terme, être disposées sur les abribus et panneaux publicitaires par exemple.

Si ce concept existe déjà dans des endroits clos tels que des entreprises ou autres locaux, l’expérience pourrait significativement améliorer la qualité de la couverture réseau. Si d’un point de vue technique le succès devrait être au rendez-vous, c’est principalement au niveau sanitaire que l’enjeu est déterminant. Par leurs portées pouvant atteindre de quelques dizaines à quelques centaines de mètres, ces antennes nécessitent effectivement d’être intégrées à l’espace public. La principale interrogation est donc l’impact des émissions des antennes sur les populations. La petite taille des antennes devraient toutefois répondre aux exigences sanitaires, leur puissance étant également réduite.

Une rampe de lancement pour la 5G

Cette expérience vise à se développer. Après Annecy avec le FAI Orange, l’ANFR prévoit d’appliquer le test des micro-antennes dans d’autres municipalités. C’est notamment avec l’appui de Bouygues Telecom et SFR que l’agence nationale compte reproduire le projet. Après ces différentes expérimentations, l’ANFR analysera les résultats afin de comparer l’apport des micro-antennes par rapport aux macros. Ces études porteront notamment sur l’aspect technique, afin de vérifier l’intérêt d’un tel déploiement du point de vue de l’amélioration de la couverture réseau. L’impact sanitaire de cette prolifération des antennes et de leurs émissions sera également observé attentivement.

Si sur ces deux aspects les micro-antennes venaient à être un succès, la 5G pourrait alors en bénéficier. La disposition d’antennes relais dans l’espace public permettrait effectivement de tester cette nouvelle couverture réseau. L’enjeu est donc multiple. D’une part proposer un réseau mobile très haut débit performant. Cela est nécessaire à l’heure où la consommation des données mobiles ne cesse de croître. D’autre part, permettre de tester à petite échelle de nouveaux réseaux mobiles, et ainsi vérifier leur rendement.

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Louis Vazart

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