Téléphonie Mobile

L’idée circule depuis plusieurs mois maintenant. Et si deux des opérateurs de télécommunication fusionnaient pour un retour à 3 au lieu de 4 ? Les 4, ce sont bien entendu Orange, SFR, Bouygues Télécom et Free. Les 3 ? Cela aurait été accompli par la fusion, selon certaines rumeurs, d’Orange et Bouygues Télécom.

Sébastien Soriano parle d’un retour à 3 “ni nécessaire, ni souhaitable”

4 opérateurs en forces avec Bouygues Télécom qui dépasse les 10% de part de marché sur le fixe

Sébastien Soriano est le président de l’Arcep depuis 2015. Il affirme, dans une newsletter de l'Arcep, aujourd’hui qu’il faut mettre fin au débat concernant le retour à trois opérateurs, débat qu’il juge stérile. Pour expliquer cette idée, il précise que, depuis l’arrivée de Free dans l’arène, le secteur gagne enfin en stabilité. Certes, les parts de marché des 4 grands sont inégales, mais le président de l’Arcep souligne qu’aujourd’hui, ces 4 opérateurs sont bien en place et aucun ne rencontre de réelles difficultés. Actuellement, Bouygues Télécom possède un peu plus de 16% de part de marché dans la téléphonie mobile, et a dépassé les 10% dans le fixe. Free, de son côté, parvient à atteindre ses objectifs en terme de 3G et 4G.

Sébastien Soriano

Sébastien Soriano, Président de l'Arcep depuis 2015.

Des investissements stables pour les quatre opérateurs et des chiffres d'affaires qui placent SFR et Orange en tête

Le fait est que, dans l’état actuel des choses, les opérateurs se portent bien. Un retour à 3 ne ferait donc, effectivement, pas réellement sens. La concurrence est effectivement efficace dans l’état actuel des choses, et les investissements sont globalement en hausse. À dire vrai, seul Bouygues Télécom semblait avoir baissé ses investissements entre 2015 et 2016, mais le chiffre présenté n’avait, en lui-même, rien d’inquiétant. La baisse n’était alors que de 2,4% pour 20 millions d’euros de moins. Dans un univers où les chiffres s’expriment en milliards, effectivement, cela ne semble pas significatif. D’autant plus que l’opérateur est parvenu à accroître son chiffre d’affaires de 6,1% sur la même période.

Les deux opérateurs faisant course en tête, Orange et SFR, connaissent une très nette stabilité dans leurs chiffres, et seuls Bouygues Télécom et Free voient des variations notables. Mais la plupart sont positives. Tous deux ont vu leur chiffre d’affaires augmenter, et Free reste celui des 4 qui investit la plus grosse proportion de celui-ci. A priori donc, oui, les choses sont stables, et un retour à 4 n’est, effectivement, pas nécessaire.

Le président de l’Arcep veut se concentrer sur les enjeux de l’avenir : le très haut débit, la couverture mobile et la 5G

L'avancement du déploiement de la fibre et du très haut débit

En ce qui concerne le très haut débit, seuls 2,2 millions d’abonnés profite de la fibre de bout en bout, c’est-à-dire d’une arrivée de la fibre directement dans le logement. Pour le très haut débit dans son acceptation plus large, c’est-à-dire un débit équivalent ou supérieur à 30 Mbits/s, 5,3 millions d’abonnés étaient concernés au troisième trimestre de 2016. Si le très haut débit s’installe de mieux en mieux, la progression de la fibre de bout en bout reste lente à mettre en place. Cependant, on dénombrait près d’1 million d’abonnements supplémentaire entre 2015 et 2016. Fin 2016, c’étaient 7,7 millions de foyers qui étaient raccordables à la fibre FttH. Orange et SFR sont actuellement en tête sur ce développement.

Couverture réseau et passage à la 5G

En ce qui concerne la couverture mobile actuelle, Orange, SFR et Bouygues Télécom couvrent chacun entre 81% et 88% du territoire. Free Mobile n’est pas loin des mêmes chiffres. La couverture du réseau mobile est donc dans un très bon état d’avancement. Bouygues Télécom et SFR visent une couverture du réseau à hauteur de 99% d’ici la fin 2018, et au moins 90% pour SFR à la fin de 2017. En somme, en 2019 ou 2020, la couverture réseau mobile devrait être totale. Cela serait une condition idéal pour commencer l’accueil de la 5G.

C’est d’ailleurs la 5G qui Sébastien Sorano a souligné comme l’un des enjeux majeurs pour l’avenir. cette technologie devrait proposer des débits extrêmement plus rapide et donc des échanges de plus grandes quantités de données mobiles. La latence et la stabilité seront plus intéressantes également. Rien, dans la 5G, n’est moins bon. Et les possibilités d’application sont nombreuses. Le déploiement de la 5G doit être accompagné de l’installation de petites antennes réseaux. De fait, la 5G sera plus facile à capter dans les bâtiments que la 5G. Sa puissance en fait donc bel et bien en enjeu majeur.

En attendant des nouveautés et des évolutions, il est possible de retrouver les offres des opérateurs ici.

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Forfait B&YOU

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