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Il y a des relations qui sont faites pour durer. La relation liant Apple au groupe altermondialiste Attac semble être de celles-ci. Cette dernière entité n'a pas cessé de mener des actions contre la marque à la pomme en 2017.Apple a toutefois décidé de riposter, et a récemment saisi le tribunal de grande instance de Paris afin de convoquer le groupe Atac devant la justice. Attac a déjà prévu de contester cette décision par un mouvement populaire.

Apple attaque Attac : la pomme de la discorde

Tout au long de l'année 2017, Attac n'a eu de cesse de s'en prendre à l'entreprise fondée par Steve Jobs. De nombreuses actions ont été menées afin d'inciter Apple à faire face à ses responsabilités. En août 2016, la multinationale américaine a été sommée de payer 13 milliards d'euros d'arriérés d'impôts à l'Irlande. Cette décision avait été rendue au titre de l'optimisation fiscale pratiquée par l'entreprise et l'Irlande entre 2003 et 2014. La Commission Européenne avait mené une enquête minutieuse durant de longs mois avant de rendre ce verdict. Le paiement de la somme tardant, les adhérents au mouvement Attac ont mené des actions afin de pénaliser la firme de Cupertino.

L'Apple Store d'Aix-en-Provence avait été occupé par Attac.

Une action menée par Attac dans un Apple Store d'Aix-en-Provence avait déjà eu lieu en 2017.

En avril 2017, cinquante militants avaient ainsi opacifié les vitres d'un Apple Store à Aix en Provence. Des inscriptions “Fraudeur fiscal”, “Rendez l'argent”, ou “Doit 13 milliards d'euros” étaient visibles sur le magasin de la multinationale. Les militants sur place arguaient qu'Apple n'avait été condamné que pour la partie visible de l'iceberg. De nombreuses autres fuites suggéraient en sus que l'optimisation fiscale dont s'est rendue coupable la marque à la pomme ne concernerait pas uniquement les 13 milliards réclamés par la Commission européenne. L'affaire Luxleaks avait pu révéler la présence de quelques 215 milliards de dollars sur des comptes off-shore appartenant à la multinationale. Hors de portée fiscale, ces comptes révélés n'ont fait qu'attiser l'envie des militants d'Attac à ce qu'Apple paie le plus vite possible la somme demandée par la Commission européenne.

L'action menée sur l'Apple Store de Paris-Opéra à l'origine de la convocation

Néanmoins, c'est l'action menée par le groupe altermondialiste à l'Apple Store de Paris-Opéra qui est à l'origine de la convocation en justice. Au début du mois de décembre, des militants avaient envahi le magasin de la multinationale. Cette démarche avait été effectuée pour dénoncer les amendes impayées et l'optimisation fiscale de la multinationale. L'assignation aurait été faite afin de prévenir les actions ultérieures d'Attac. Les militants du groupe ne pourront plus entrer dans un Apple Store pendant trois ans, à compter de leur convocation devant le tribunal de grande instance.

La Commission Européenne oblige Apple à régler ses arrièrés d'impôts.

Apple doit rembourser 13 milliards d'euros à l'Irlande, une somme qui pourrait également profiter à la France.

Apple s'en explique dans l'assignation, datée du 21 décembre 2017.

Attac menace de réitérer des actions qui ont déjà causé un préjudice à Apple et qui aboutiront à vandaliser les magasins exploités par Apple, à mettre en péril la sécurité de ses employés et de ses clients et à causer un préjudice commercial à Apple.

La multinationale aurait demandé au TGI d'interdire aux militants de pénétrer dans les magasins français d'Apple pendant trois ans. Si une violation de cet accord venait à être signalée, Attac s'exposerait à 150 000 euros d'amende. L'association serait également dans l'obligation de donner 3000 euros à la société américaine pour chaque violation. L'assignation devant le tribunal de grande instance est prévue pour le 2 février, à 13h30. L'association altermondialiste ne souhaite toutefois pas rester les bras croisés pendant ce temps.

Des actions de protestation déjà prévues par Attac à l'encontre d'Apple

Sur son site internet, Attac a ainsi communiqué concernant l'assignation demandée par Apple. Un article intitulé Apple et BNP Paribas veulent bâilloner Attac, explique les conséquences de cette convocation. Cette dernière permettrait d'empêcher de “mener de nouvelles actions citoyennes pour dénoncer l’évasion fiscale des multinationales”. Le groupe militant réfute les accusations faites de vandalisme et d'atteinte à la sécurité. Ils rappellent que leurs actions ont été effectuées à visage découvert, et sans aucune dégradation matérielle. Pour finir, Attac donne rendez-vous le 12 février, jour de la convocation devant le TGI, à Paris. Ceci, afin “d'amplifier l’indignation suscitée par leurs pratiques fiscales et inciter de nouvelles personnes à faire le choix de l’action citoyenne”.

Apple est accusé d'obsolescence programmée.

Apple est déjà accusé d'avoir sciemment ralenti les performances d'anciens modèles d'iPhone.

Apple n'a pas été le seul grand groupe à attaquer l'association altermondialiste. La banque BNP Paribas a ainsi également convoqué l'une de ses militantes devant le tribunal de Carpentras. Celle-ci est accusée d'avoir “participé à une action symbolique de réquisition citoyenne de chaises”. Or cette action avait été menée afin de dénoncer le rôle endossé par la banque dans le procédé d'évasion fiscale. Attac ne baisse ainsi pas les bras, et rappelle également qu'Apple est en proie à de nouvelles accusations d'obsolescence programmée. Peu de temps avant le passage à la nouvelle année, la multinationale était déjà sous le feu des projecteurs médiatiques. Des révélations avaient filtré, concernant un ralentissement sciemment orchestré des anciens modèles d'iPhone.

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Forfait B&YOU

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