Téléphonie Mobile

Comme chaque année, l'Arcep vient de publier le bilan des investissements des différents opérateurs concernant la couverture réseau de la France. Une année record, dont le bilan définitif sera connu en décembre 2018. C'est ainsi que procède l'Arcep, Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes. Elle fait le bilan des installations pour les lignes fixes et mobiles une année après le terme de la période scrutée. Cela, afin de réunir le plus de données possible. En l'attente, l'Arcep publie à titre provisoire des observations ponctuelles. La première de cette année établit 2017 comme une année record au niveau des investissements consentis par les opérateurs.

Des signaux positifs de la part des opérateurs selon l'Arcep

L'heure est aux félicitations. Après avoir insisté auprès des opérateurs pour qu'ils investissent davantage d'argent afin de couvrir entièrement la France avec leurs infrastructures réseaux, l'Arcep publie un premier bilan provisoire positif. Avant 2016, les investissements annuels n'avaient jamais dépassé la barre des 8 milliards d'euros. Néanmoins, ces deux dernières années ont été fructueuses. 2017 est ainsi une année record, durant laquelle les opérateurs ont consacré 9,6 milliards d'euros à la couverture des réseaux fixes et mobiles. Ce chiffre comprend 3 milliards d'euros dédiés aux lignes mobiles, et 6,6 milliards aux lignes fixes. En l'espace d'une année, les opérateurs ont ainsi augmenté leur investissement à raison de 660 millions d'euros.

Les investissements consentis par les opérateurs cette année, en matière de réseaux mobiles, dépassent largement ceux effectués par le passé.

Les investissements sont en croissance, alors que les revenus se stabilisent. Après plusieurs années de recul, les rémunérations perçues par les opérateurs arrivent enfin à une forme de stabilité. Dans ce premier bilan, l'Arcep estime que les revenus des groupes de télécoms sont en légère baisse. Cette baisse est estimée à 0,1%, par rapport à 2016. Le marché ne s'était pas autant stabilisé depuis 2011. Les opérateurs peuvent ainsi souffler, puisque l'investissement consenti pour la couverture nationale n'est pas vain.

À voir aussi : les démarches de l'Arcep pour favoriser la 5G.

Des résultats à la hausse, mais une France à la traîne au niveau international

Si les accolades sont donc de mise, c'est essentiellement car la France était bien mal partie dans la course aux réseaux mobiles. De nombreux pays avaient privilégié une communion entre pouvoirs publics et groupes privés afin de démocratiser la 3G et la 4G. En France, les antennes et les fréquences ont d'abord été mises aux enchères à des taux très élevés. Cela a freiné notablement les opérateurs désireux d'investir massivement. Il a fallu un changement de paradigme de la part du gouvernement français pour aboutir à cette année record. Celui-ci a eu lieu sous l'impulsion de l'Arcep, qui surnomme cette nouvelle association le “New Deal mobile”.

Le classement des réseaux mobiles par pays d'Europe établi par DESI (Digital Economy and Society Index); la France figure au 18e rang européen.

Toutefois, mesure il faut savoir garder. D'après les chiffres de l'Arcep, la France ne figure qu'à la vingt-troisième place mondiale des pays les mieux pourvus en réseaux mobiles, si seule la connectivité est prise en compte. Cela est justement dû au fonctionnement premier mis en place par les services publics pour démocratiser la 3G et la 4G. En tête de liste se trouvent la Suède, le Danemark ainsi que la Finlande. Malgré tous ces efforts, la France ne devrait pas progresser considérablement dans ce classement. Toutefois, les résultats actuels laissent percer une pointe d'optimisme, à l'orée de l'intronisation de la 5G dans le paysage mobile français. Qui sait, peut-être que ce New Deal mobile permettra une couverture globale plus rapide et performante à ce moment-là ?

À voir aussi : l'Arcep annonce la modernisation du plan de numérotation.

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Forfait B&YOU

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