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Amazon Prime et Netflix sont deux des plus célèbres services de streaming en continu au monde. La grande renommée de ces sites vient en partie des programmes américains. Cela pourrait toutefois être amené à changer dans les mois à venir. La Commission européenne a pris une décision importante. Dès le 20 décembre, les bouquets de divertissement devront proposer au moins 30% de contenus européens sur leur catalogue. Cette mesure rappelle le remaniement ayant eu lieu à la radio française en 1996. Une contrainte de plus pour les services de streaming américains, qui pourrait cependant déboucher sur de bonnes nouvelles ultérieures.

Davantage de contenus européens en séries ou films sur Netflix ou Amazon Prime Vidéo

Si le grand public devait se prononcer sur les titres les plus connus de Netflix, quels seraient-ils ? Parmi les séries, sans doute Stranger Things, Orange is the new Black, ou The Good Place ; et Okja et Annihilation pour les films. The Man in the High Castle, American Gods, et Jack Ryan bénéficient d'une couverture presse importante ; et ce, malgré la moindre renommée d'Amazon Prime en France. Des productions qui, aussi bonnes soient-elles, restent essentiellement américaines. Cela pourrait pourtant, sous peu, être amené à changer.

American Gods, représentative des soucis de Netflix et Amazon Prime.

Malgré de nombreux programmes exclusifs, dont l'excellente série American Gods, Amazon Prime Vidéo est en danger. Il va falloir investir en Europe désormais.

Une décision de la Commission européenne va bouleverser le fonctionnement actuel des services de streaming. Dès le mois de décembre, Netflix, Amazon Prime et les autres sites en flux continu similaires auront l'obligation de produire 30% de programmes européens. La raison en est simple : jusqu'à présent, les pays dans lesquels sont disponibles ces services ne gagnent aucun revenu propice à être réinvesti dans la production de contenu audiovisuel. Afin d'acquérir les droits de diffusion d'un programme, Netflix, par exemple, doit contacter le centre national de la cinématographie. Selon les modalités contractuelles, le géant américain doit alors s'affranchir de frais plus ou moins conséquents.

Cette nouvelle règle en vigueur rappelle en filigrane une loi votée le 1er février 1994, et entrée en vigueur le 1er janvier 1996. Cette dernière imposait aux radios hexagonales de diffuser au moins 40% de chansons d'expression française. Cela a permis de valoriser le patrimoine national à cet égard, et de faire connaître de grands artistes tels que Raphaël, Émilie Simon, Arthur H ou JUL. Une réglementation semblable, appliquée aux services de streaming à l'échelle européenne, aiderait la production continentale.

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20 mois pour atteindre 30% de programmes européens pour Netflix et les sites de streaming

À l'aune de cette décision de la Commission européenne, les services de streaming ont de quoi s'inquiéter. De ce point de vue-là, tous ne sont pas sur un pied d'égalité. OCS, bouquet français créé par Orange, renouvelle très régulièrement sa proposition. Incorporer davantage de productions françaises ne devrait pas représenter un challenge considérable. Amazon Prime, service encore méconnu en Europe et à plus forte raison en France, a de nombreux remaniements à effectuer.

Netflix, quant à lui, a récemment investi de manière conséquente sur les programmes européens. Si les succès de la série britannique Black Mirror, de la série allemande Dark ou de la série ibérique Casa de Papel sont révélateurs, le cuisant échec des deux saisons de Marseille, pourtant porté par un casting prestigieux, n'incite pas à l'optimisme. D'autant que sur le sol américain, Netflix devra bientôt augmenter son volume de production pour contrer la future offre en streaming de Disney Play et d'autres nouveaux concurrents.

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Netflix et Amazon Prime devront éviter les fours comme Marseille.

Marseille reste un cuisant échec concernant les investissements européens de Netflix.

Toutefois, Roberto Viola, porte-parole de la Commission européenne, révèle que Netflix n'est pas loin d'atteindre les 30% nécessaires. Les pays européens pourraient toutefois augmenter de leur propre chef ce ratio pour être en accord avec la nouvelle législation. Certains imposeraient jusqu'à 40% de programmes européens accessibles sur leur territoire. Alors que l'entrée en vigueur de la loi nouvellement votée s'effectuera dès décembre, Amazon Prime Vidéo, Netflix et leurs pairs bénéficieront d'un délai supplémentaire.

La Commission européenne accordera 20 mois pour que les quotas de programmes continentaux soient atteints. Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, les services de streaming auront sous peu l'occasion de proposer plus tôt les nouveautés cinématographiques. Sous l'impulsion de Françoise Nyssen, ministre de la Culture, la chronologie des médias sera à nouveau l'objet de discussions. De fait, grâce à un remaniement attendu, Netflix, Amazon Prime Vidéo et OCS pourraient diffuser des films trois mois seulement après leur sortie au cinéma.

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