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Le mardi 26 septembre, le magazine Cash Investigation a diffusé un reportage intitulé « Travail : ton univers impitoyable ». L’équipe d’Élise Lucet s’est intéressée aux conditions de travail chez l’opérateur et fournisseur d’accès à internet Free. Accusée de pratiquer des licenciements abusifs et d’offrir de mauvaises conditions de travail à ses salariés, la direction de Free n’a pas fait de déclaration officielle. Lundi 2 octobre, dans le cadre d’une interview accordée au Parisien, Xavier Niel a finalement confié quelques mots à ce sujet.

“Nous ne sommes pas ce que décrit ce reportage”

Ce lundi 2 octobre, “Le Parisien Éco” a consacré trois pages au patron de Free sur le thème de l'entrepreneuriat. Quelques jours avant la diffusion du reportage, Xavier Niel avait donc reçu les équipes du Parisien à la Station F. Des clips vidéo faisant la promotion du magazine circulaient déjà sur la toile. c'était donc l'occasion de l'interroger sur le reportage de Cash Investigation. Pour Xavier Niel, l'équipe d'Elise Lucet un produit un reportage “à charge”. Il réfute donc la véracité de la réalité décrite par le reportage. Xavier Niel avance même que les “salarié sont au cœur de la réussite de Free”. Il faut tout de même retenir que Xavier Niel reconnait que Free n'est “sûrement” pas parfait avec ses salariés. Reste à savoir ce que le patron de Free entend par là.

Free n’est sûrement pas parfait avec ses salariés mais nous ne sommes heureusement vraiment pas ce que décrit ce reportage à charge. Nos salariés sont au cœur de la réussite de Free, évoque ainsi Xavier Niel.

Cash Investigation : un reportage à charge ?

Pour rappel, le reportage accusait Free, preuves à l'appui, d'avoir érigé un système de licenciements abusifs pour faute graves. Cela permettait à l'opérateur de ne pas verser d'indemnités à ses salariés. Ces licenciements avaient pour origine des prétextes qui semblent dérisoires : absentéisme pour cause d'arrêt maladie ou encore retards d'une minute. Le reportage dénonçait aussi des conditions de travail difficiles. Cela irait du manque de reconnaissance à la pression des quotas à remplir. Pour appuyer ces propos, le magazine de France 2 a pourtant présenté de nombreux témoignages et produits des documents originaux. On a ainsi pu lire des échanges entre Maxime Lombardini, Directeur Général de Free et Angélique Gérard, responsable des Call Centers de l'opérateur. Ces échanges montrent clairement que l'entreprise n'hésite pas à licencier les salariés. On retiendra notamment le cas des grévistes de Total Call, le centre d'appels de Free basé au Maroc.

Cash Investigation révèle les licenciements abusifs de Free

Des représentants de Free répondent dans une “fausse lettre” ?

Pour le moment, Maxime Lombardini et Angélique Gérard ne se sont pas prononcés sur les accusations qui pèsent sur eux. Il y a quelques jours de cela, une lettre ouverte, signée par les représentants du personnel de Free a été publiée. Dans cette lettre, les employés accusent Elise Lucet d'avoir pris parti dans son reportage et de ne pas décrire la réalité vécue par les employés. Ce à quoi Cash Investigation a répondu. Romain Verley est le rédacteur en chef adjoint de Premières Lignes, la société de production de Cash Investigation. Pour lui, cette lettre ne sert qu'à brouiller les pistes et discréditer le reportage. D'ailleurs, selon Znet, la lettre est illégitime car elle aurait été écrite par un ancien délégué syndical de Free. Il faut toutefois mentionner que selon Politis, trois des sept responsables de centres d'appels de Free ont été appelés à démissionner.

Free dispose de Call Centers en France et au Maroc

Il ne reste donc plus à attendre une déclaration officielle de la direction de Free. Pour le moment, il semblerait que cela ne soit pas près d'arriver.

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