Free Mobile

2019 avait mal démarré pour Free, et cela ne semble pas être terminé. Après avoir observé le cours de son action chuter en début d'année, c'est désormais l'UFC-Que choisir qui lance une action collective contre l'opérateur. Elle concerne la location de téléphones portables, solution qu'a toujours préférée Free mobile à l'achat de smartphone subventionné. L'association de consommateurs accuse notamment l'opérateur d'abuser d'une close, et d'ainsi facturer des frais illégaux à ses clients. Cela survient dans un contexte compliqué pour l'entreprise de Xavier Niel. L'action d'Iliad, maison-mère de Free, avait ainsi chuté en février à un taux historiquement bas. Depuis, les investisseurs peinent à retrouver confiance. La faute, notamment, à l'échec de la nouvelle génération de Freebox.

Location de smartphones : l'UFC-Que choisir accuse Free d'avoir facturé des frais illégaux à ses clients

Chez Free, il n'existe aucun forfait mobile subventionné, qui permette d'acheter des smartphones à prix réduit. L'opérateur propose au contraire un autre système : la location de smartphone. Ce système peut s'avérer alléchant pour les clients, puisqu'il permet de profiter de smartphones premium à tout petit prix.

Toutefois, L'UFC-Que choisir, l'association de consommateurs, vient de lancer une action collective. Selon elle, des clauses incluses dans son offre de location posent problème. Free facturerait ainsi des frais illégaux à certains de ses abonnés, au moment de la restitution du smartphone.

Action collective de l'UFC-Que choisir.

L'UFC-Que choisir est une association de consommateurs, qui vient de lancer une action collective contre Free.

Selon le communiqué de l'UFC, des clients des offres locatives de Free se sont vus facturés des frais abusifs, en renvoyant un appareil mobile en bon état. L'association précise :

Bien qu'étant en mesure de prouver le renvoi du terminal en bon état, un grand nombre d'abonnés se sont vu facturer, sans alerte préalable, des frais (100, 200, 250 euros), pour « non-restitution du téléphone » ou portable rendu en « mauvais état ».

Toujours selon l'association, Free profiterait de ses conditions générales imprécises pour créer un “déséquilibre significatif à son profit”. L'UFC-Que choisir précise également que l'opérateur ne fournit aucune grille de vétusté prenant en compte la durée de la location ainsi que l'usure normale du téléphone. La filiale d'Iliad est ainsi la seule à pouvoir déterminer l'état de l'appareil. Cela représente également une source potentielle de fraude.

De nombreuses victimes ont signalé la facturation de frais abusifs. Toutefois, les clients, souvent découragés par les démarches contraignantes et chronophages nécessaires, n'effectuent pas la procédure permettant de se faire rembourser les sommes prélevées illégalement par Free. C'est pour cela que l'UFC-Que choisir a décidé de lancer une action de groupe contre Free, que l'association avait déjà interpellé à ce sujet le 4 septembre 2018.

Une décision de l'UFC-Que choisir qui intervient dans un contexte difficile pour Free

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'en ce moment, Free accumule les mauvaises nouvelles. Cette nouvelle accusation de l'UFC-Que choisir survient effectivement dans un contexte délicat pour l'opérateur de Xavier Niel. Depuis février 2019, l'action du groupe Iliad, maison-mère de Free, a ainsi très largement chuté, pour atteindre son taux le plus bas constaté depuis 2011.

L'action d'Iliad est en baisse, témoignant des peines rencontrées par Free.

L'action d'Iliad, maison-mère de Free, a drastiquement chuté en un an.

Depuis, le cours peine à remonter. Actuellement située sous la barre des 90€, cette nouvelle décision de l'UFC-Que choisir ne devrait pas aider à redresser la barre. Plusieurs facteurs peuvent expliquer la descente aux enfers de Free. La raison principale est toutefois l'échec de la nouvelle génération de Freebox.

Attendue pendant (trop) longtemps, les nouvelles Freebox n'ont pas eu le retentissement escompté. Bien au contraire, l'opérateur a même subi un bad buzz concernant plusieurs caractéristiques des nouvelles box internet, et notamment vis-à-vis des frais de mise en service de 100€ de la Freebox Delta, que l'opérateur a supprimé depuis. Pour être exact, les frais de mise en service se sont plutôt transformés en services optionnels : le pack sécurité, facturé 59€, et en disque dur de 1 To, coûtant 40€.

À voir aussi : quels sont les avis des clients de Free sur le service qui leur est rendu ?

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