Téléphonie Mobile

L'Anfr a lancé l’expérimentation de petites antennes dans certaines villes. Leur but est à la fois d’améliorer la qualité du réseau 4G et de réduire les émissions d’ondes des smartphones.Elles sont, en même temps, testées pour une mise en place à plus grande échelle à l’heure où la 5G s’annonce de plus en plus proche de nous. Cette dernière est prévue pour une mise en place à partir de 2020.

Des minis antennes dissimulées dans le décors

Les minis antennes 4G sont dissimulées dans le paysage urbain de diverses manières. Elles se trouvent sur les toits, les pylônes ou encore dans des panneaux publicitaires des abribus. Elles permettent de remplacer ou de compléter les grandes antennes réseaux qui renvoient le signal sur une zone bien plus large. Étant donné la hausse importante du trafic sur le réseau 4G, ces minis-antennes, également appelées “small-cells”, permettent donc de maintenir un réseau de qualité dans les zones les plus denses.

La mise en place de ces petites antennes sert également d’essai pour la 5G. Les essais actuels affichent des résultats intéressants puisque les débits auraient été multiplié par 5, selon l'Anfr. La 5G devant être ultra rapide, la présence de ces petites antennes rend donc favorable son arrivée. 2020 et la troisième décennie de notre siècle pourrait voir un tournant majeur dans le domaine de la technologie. En attendant l'arrivée de cette 5G, il est encore temps d'apprécier une 4G que les opérateurs rendent de plus en plus accessible.

Ces petites antennes présentent de nombreux avantages. De part leur taille, elles sont à la fois très discrètes et très faciles et rapide à installer et mettre en place. A priori, elles ne devraient pas réellement remplacer les grandes antennes. Au contraire, ces dernières devraient rester indispensables pour le bon fonctionnement du réseau. Principalement dans les zones rurales et peu denses. Dans celles-ci, le trafic est moins intense et la nécessité de minis-antennes “d’appoint” n’est donc pas la même. En revanche, dans les zones denses, elles servent en quelque sorte d’amplificateur de réseau. Cependant, la mise en place d’un grand nombre de ces petites antennes soulève des questions. En particulier en ce qui concerne l’exposition aux ondes radio.

abribus cache antenne 4G

Cet abribus cache sans soute une des minis antennes 4G dans le panneau publicitaire.

Le danger de l’exposition aux ondes radio des minis antennes

Avec l’expansion des réseaux numériques, qui accompagne l’expansion des nouvelles technologies, les inquiétudes liées aux ondes radios se font de plus en plus entendre. Le problème soulevé est lié à la santé.

En réalité, peu d’effets sur le corps humain sont avérés. Parmi ceux qui sont connus, il y a le fait qu’elles tendent à réchauffer les tissus organiques qu’elles traversent. En temps normal, le corps est parfaitement capable de réguler sa propre température, et cela ne pose donc pas de problème. Cependant, dans le cas d’une exposition prolongée, il est possible que certains symptômes se manifestent. Cela peut aller de la fièvre à des altérations de la mémoire ou de la motricité. Cependant, les émissions actuelles font que le corps reste parfaitement capable de réguler sa propre température sans aucune difficulté.

La question qui se posait était simple. Puisque les usagers sont plus proches des minis-antennes, les ondes de celles-ci n’ont-elles pas un effet plus important, et donc plus grave ? L’effet pourrait être d’autant plus important qu’il vient s’additionner à celui des grandes antennes et que l’émission des ondes est permanente. Pour répondre à cette question, JCDecaux, qui est en charge du mobilier urbain des grandes villes et qui intègre les minis-antenne, affirme que le problème a été considéré. La société affirme que les antennes sont de faible puissance et rayonnent vers le haut. Ainsi, elles ne représentent pas un danger pour la santé. Par ailleurs, elles n’ont pas la puissance des grandes antennes qui, elles, sont potentiellement plus nocives.

Ainsi, une grande antenne est bien plus puissante, et les personnes résidant à proximité de l’une d’elles courent un risque bien supérieur. Les minis antennes, moins puissantes donc, permettent de réduire et d’étaler cette puissance des ondes. L’exposition n’est ainsi pas concentrée autour d’un même point à risque, mais est atténuée pour pouvoir être partout. Actuellement, le niveau d’émission se révèle moindre avec 1V/m. A priori, il n’y a donc pas de danger pour la santé.

grande antenne relais

Les grandes antennes représentent un plus grand risque pour la santé que les nouvelles “small cells”, ou minis antennes.

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