Téléphonie Mobile

L'Agence Nationale des FRéquences, ou ANFR, avait préalablement mis en demeure trois téléphones, non-conformes aux exigences européennes concernant le DAS localisé “tronc”. Huawei, TCL et Modelabs Mobile ont procédé à la mise à jour des appareils concernés. L'ANFR atteste donc de la conformité nouvelle aux impératifs des trois téléphones incriminés. L'occasion de revenir sur l'une des missions les moins connues de l'ANFR dans le paysage de la téléphonie, ainsi que sur la notion de DAS.

L'ANFR déclare conformes trois téléphones qui émettaient trop d'ondes par le passé

Ce jour, un article de l'Agence Nationale des FRéquences a affirmé la conformité nouvelle de trois téléphones. Ceux-ci entrent désormais dans le cadre légal concernant les émissions d'ondes. Pour s'adapter aux exigences en vigueur depuis le 25 avril 2016, les constructeurs Huawei, TCL et Modelabs Mobile ont procédé à une mise à jour des modèles mis en cause. Les mises à jours concernent les téléphones suivants :

  •  téléphone Alcatel PIXI 4-6 de TCL : auparavant, il avait une mesure DAS “tronc” mesurée de 2,04 W/kg. Depuis la mise à jour, les indications n'affichent plus qu'un rapport de 1,58 W/kg ;
  •  téléphone Echo Star Plus de Modelabs Mobiles : avant la mise à jour, l'ANFR avait mesuré un DAS “tronc” de 2,05 W/kg. Après les rectifications de Modelabs Mobile, le résultat est de 1,41 W/kg ;
  •  smartphone Huawei Honor 8 de Huawei : avant l'intervention de l'ANFR, son DAS “tronc” tel que mesuré était de 2,11 W/kg. Désormais, après la mise à jour, celui-ci n'est plus que de 1,45 W/kg.

Désormais, les utilisateurs peuvent donc utiliser sans crainte ces trois téléphones. Attention toutefois : les mises à jour pourraient ne pas s'être effectuées automatiquement. L'ANFR recommande donc vivement aux détenteurs des modèles sus-mentionnés de vérifier leur exécution.

L'ANFR cite l'article L43 bis du code des postes et des communications électroniques afin d'expliquer la précédente mise en demeure. Si les trois sociétés ont pu remédier à ce souci par une simple mise à jour, ce n'est cependant pas le cas de tous les modèles désignés par l'Agence Nationale des FRéquences. Le Neffos X1 de TP-Link a subi un sort différent. Le constructeur chinois a préféré rappeler les modèles déjà possédés, et arrêter la commercialisation du smartphone.

Un durcissement de la réglementation liée au DAS depuis 2016

Depuis que les valeurs de conformités ont été renforcées en avril 2016, l'ANFR ne tolère qu'une valeur inférieure ou égale à 2 W/kg pour le DAS “tronc”. Cette indication représente le rayonnement sur le tronc, lorsque le téléphone portable est situé dans un sac ou une poche de blouson et de jean. Auparavant, l'ANFR effectuait cette mesure à 25 millimètres du smartphone. L'agence la mesure désormais à 5 millimètres. Ceci explique donc que de nombreux modèles de téléphones ne soient désormais plus conformes. Par le passé, Orange avait connu un souci similaire. Comme TP-Link, l'opérateur historique des télécoms avait préféré rappeler son téléphone Hapi 30. Ce dernier, portable à clapet de son état, émettait trop d'ondes selon l'ANFR. Les clients ont pu par la suite l'échanger gratuitement contre un autre modèle jusqu'au 18 mai 2018.

Le portable Hapi 30 jugé trop dangereux par l'agence ANFR a été rappelé.

Le portable à clapet Hapi 30 2017 d'Orange avait dû être rappelé. Le DAS tronc était trop important.

Si cette mesure de rappel des téléphones constitue une sanction pouvant être considérée comme particulièrement dure, elle est la conséquence de deux facteurs. Tout d'abord, lorsque la non-conformité aux exigences européennes concernant le DAS est prouvée, les constructeurs ne communiquent que très parcimonieusement à ce sujet. Seuls les propriétaires les mieux informés de ces modèles pouvaient échanger gratuitement leur téléphone portable. De plus, les nouvelles mesures protègent la santé des clients. Établir des sanctions à l'encontre des constructeurs fautifs permet ainsi de garantir la santé publique. Le plus étonnant, dans tout cela, c'est que les nouvelles exigences n'incriminent pas uniquement les smartphones. Le Hapi 30 de 2017, à titre d'exemple, n'émettait trop d'ondes que lorsque connecté au réseau 2G.

À voir aussi : le plan de numérotation bientôt modernisé selon l'ARCEP.

Mesurer le DAS, l'une des nombreuses missions de l'ANFR

L'ANFR est généralement plus connu pour ses missions de contrôle des fréquences mobiles. Toutefois, mesurer le DAS fait également partie de ses accréditations. La raison en est simple : de nombreux opérateurs produisent des informations mensongères concernant les valeurs DAS tronc de leurs appareils. Méticuleusement, l'ANFR analyse ainsi tous les portables commercialisés afin de prévenir la dangerosité de ces terminaux.

L'Agence Nationale des FRéquences, ANFR.

L'ANFR possède de nombreuses missions méconnues du grand public.

L'Agence Nationale des FRéquences livre d'ailleurs un compte-rendu public de ces mesures. Grâce aux méthodes de connexion autorisées par les smartphones, effectuer des mises à jour abaissant le DAS tronc des appareils n'est plus un problème pour les constructeurs. Toutefois, sans la vigilance de l'ANFR, de nombreux appareils téléphoniques mettraient aujourd'hui en péril la santé de leur propriétaire.

À voir aussi : l'ANFR révèle le nombre d'antennes installées au mois de mai 2018.

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Forfait B&YOU

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